L’hippocampe de Figuerolles

Rajout du 6 mars 2021 : une discussion avec un pêcheur (Patrick, rencontré à la Romaniquette, il se reconnaîtra) qui à l’habitude de ramasser des moules (pour pêcher et… manger !) à pied, m’a appris que les hippocampes ne sont pas rares dans l’étang, et qu’il en a vu peut-être 20 ou 30 en tout dans l’an dernier. Son discours sur l’étang en général était suffisamment juste pour que je l’aie cru. Et donc s’il m’a fallu faire tant de plongée c’est sans doute que je ne savais pas les voir ou que je nage en général trop loin du bord. Ces petits poissons semblent apprécier les tout petits fonds…

Un petit article pour marquer le premier hippocampe que j’ai personnellement vu dans l’étang. C’était ce jour-même, à Figuerolles (Martigues/St Mitre les Remparts) en face de la partie la plus fréquentée de la plage, c’est-à-dire tout près du « bateau pirate » (un jeu pour les enfants).

Je l’ai identifié comme un hippocampe à museau court (Hippocampus hippocampus) même si sa couleur rouge carmin, d’ailleurs en total contraste avec l’environnement, semble assez inhabituelle.

Comme indiqué en commentaire de la vidéo, je filmais depuis la surface, l’appareil photo à bout de bras, ce qui explique le mauvais cadrage. Le film est sans coupure et je refais surface pour filmer l’endroit.

Le film montre aussi l’état plutôt satisfaisant des zostères naines à cet endroit. Si on s’éloigne un peu de la plage, on trouve des zostères qui ont davantage souffert de l’été 2018, même si les stigmates s’effacent peu à peu… C’est aussi dans cette zone qu’on trouve quelques plants de zostères marines (article à venir), issus de « plantations militantes », qui semblent en pleine forme.

L’hippocampe était assez apathique au début, se laissant dériver dans le courant., recroquevillé sur lui-même. Il semblait endormi. N’en croyant pas mes yeux (et n’en ayant surtout jamais rencontré dans la nature) je l’ai touché, ce qui l’a réveillé sans qu’il ait semblé effrayé. Je m’en veux un peu, mais au moins je l’ai vu (et c’est dans le film) se déplier et battre des nageoires…

2 commentaires

  1. Superbe, voilà qui me motive pour plonger dans l’étang dès que sa température le permettra sans néoprène, et vivement un étang de Berre aussi riche qu’un étang de Thau pour les hippocampes !
    Merci plus généralement pour ce site riche et bien documenté sur un étang qui mérite bien mieux que l’image qu’il a encore dans l’imaginaire collectif !

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  2. Merveilleux petit hippocampe et magie de la nature qui malgré les pollutions , predations et autres vandalismes s’ingenie à survivre .Dans cet esprit à fin de preservation , il serait judicieux de ne pas indiquer trop precisement le lieu de ces decouvertes miraculeuses .Ceci dit sans esprit de polemique , ce n’est que mon avis .

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