Les zostères marines peuvent survivre aux crises dystrophiques

rajout du 15 avril : une seconde visite nous a fait découvrir une seconde tache plus belle encore. La conclusion (et le titre) de l’article est donc renforcée…

[article originel]

La découverte ce jour d’une tache qui a survécu à la crise de 2018 laisse penser que les transplantations en cours (le projet ZoRRO) pourront survivre également à de telles crises dystrophiques, au moins partiellement.

Avant 2018 il y avait très peu de zostères marines dans l’étang de Berre. Outre les plantations militantes qui commençaient à cette époque, il n’y avait que 2 endroits où on en trouvait et dont nous avions pu parler :

Ces zostères marines étaient sans doute issues des essais de transplantation faits par le GIPREB en 2009 et dont le suivi avait été (dans leurs rapports publics au moins) abandonné car l’expérience globale avait été tenue pour un échec au bout d’un an.

La crise dystrophique de l’été 2018 avait laissé craindre que ces plantes n’aient disparu de ces endroits, car même leurs cousines zostères naines, pourtant considérées comme plus tolérantes et résistantes avaient largement souffert cet été là, accusant un taux de mortalité estimé à 50%.

Depuis nous avons pu voir renaître de ses cendres le grand herbier de zostères naines de Vitrolles qui nous avait paru complètement cramé en 2019, et nous avons pu voir renaître également deux taches de cymodocées (issues des plantations militantes) que nous avions également cru mortes (celle-ci et celle-là).

Il nous paraissait donc un peu moins sûr que les zostères marines aient toutes péri.

Une visite ce jour à Bouquet et à la pointe de Berre nous a mené aux conclusions suivantes :

  • l’herbier de zostères naines de Bouquet s’est largement reconstitué (voir les photos de drone en fin d’article)… mais nous n’y avons pas retrouvé de zostères marines (ce qui ne veut pas dire qu’il n’y en a pas !)
  • l’herbier de zostères naines de la pointe de Berre semble moins dense qu’en 2017… mais en revanche nous y avons trouvé un petite tache de zostères marines

Ce second point démontre que les zostères marines peuvent survivre à une crise dystrophique aussi sévère que celle de l’été 2018 !! Il est important pour le projet ZoRRO car nous avions régulièrement des questions sur l’intérêt de faire des transplantations de zostères marines si une nouvelle crise dystrophique devait survenir.

La tache trouvée à la pointe de Berre : les yeux exercés de nos lecteurs assidus repéreront sans peine (ou presque) la zostère marine parmi les zostères naines
La vidéo-preuve…

Comme indiqué plus avant, nous terminons cet article par deux images de drone (et une image sous-marine) de l’herbier de zostères (naines seulement, à ce qu’on a trouvé). Il semble en bon état, et au moins aussi grand qu’en 2017.

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